Etude des facteurs responsables de la dynamique des populations naturelles et modélisation de quelques dynamiques classiques (courbe logistique, modèle prédateur-proie, propagation d'épidémie...).

Ce cours a pour but de mieux appréhender le rôle des molécules naturelles dans les interactions entre organismes marins.

Ce cours sera divisé en 5 parties:

  1. Introduction à l'écologie chimique marine (4h) par Thierry Pérez (IMBE, AMU),
  2. (Bio)Synthèse des métabolites d'origine marine (3h) par Olivier P. Thomas (ICN, UNS),
  3. Communication entre macro-organismes (5h) par Gérald Culioli (MAPIEM, UTLN),
  4. Communication bactérienne (2h) par Elisabeth Kay (CIRI, Lyon 1),
  5. Communication entre micro- et macro-organismes (2h) par Jean-François Briand

Le biofouling est un processus biologique correspondant à l’agrégation de micro-organismes (bactéries, champignons, algues ou protozoaires) sur une surface naturelle ou synthétique. Ce phénomène est tout à fait naturel puisqu’il est retrouvé au niveau de roches ou de galets de milieux aquatiques (rivières, océans, eaux stagnantes). Dans les milieux aquatiques, le biofouling fait partie intégrante de l’écosystème, il est important dans la formation des récifs coralliens et sert de protection mais également d’aliments à certains invertébrés marins. La formation du biofouling est le plus souvent initiée par l’adhésion de bactéries planctoniques (libres). Ces bactéries vont former ce qu’on appelle un biofilm. Ce dernier va servir d’ancrage pour les autres micro-organismes composant le biofouling.  Bien que ce processus soit naturel, la  formation de ce type de structures sur des ouvrages d’art ou encore sur des coques de navires peut engendrer d’importants dégâts économiques et écologiques. Ainsi, l’accumulation de biofouling sur les navires marchands conduit à une réduction de la vitesse de navigation et peut engendrer jusqu’à 40% d’augmentation de la consommation de carburant. De plus, la délocalisation d’espèces engendrée par le biofouling peut dévaster des écosystèmes entiers, où l’organisme délocalisé ne possède pas de prédateurs.  Le contrôle du processus de biofouling à conduit au développment de peintures anti-salissures (antifouling, AF) contenant  du cuivre, du mercure, de l’arsenic ou encore du tributyl-étain. Ces agents bien qu’efficaces sont toxiques et non biodégradables. Par conséquent, afin d’éviter les effets toxiques de ces peintures classiques, la recherche s’oriente vers de nouvelles alternatives plus respectueuses de l’environnement et basées sur  des molécules/ stratégies d’origine naturelles ayant des effets antibiofilm et antifouling. Ce cours vise à développer les aptitudes à la lecture critique de la littérature scientifique ainsi que l’analyse et l’interprétation de résultats expérimentaux.